Editos

A quoi joue l'exécutif sur le budget défense?

Nous pouvons nous poser la question. Alors que le Président de la République et le Premier Ministre n'ont eu de cesse de répéter l'objectif d'un budget de la Défense à hauteur de 50 milliards d'euros à l’horizon 2025 (soit 2% du PIB ‐ ce qui signifie une augmentation de 17,3 milliards d'euros en huit ans), c'est l'option inverse qu’a retenue Bercy dans ses arbitrages pour le budget 2017.

Ce sera donc une réduction des dépenses de 850 M€. Tout cela bien sûr entériné par le Président de la République et son Premier Ministre. Les 850 M€, représentent plus de 20% de l’effort demandé aux ministères, soit le double du poids de la Défense dans les dépenses de l’Etat.

Même si la France doit respecter ses engagements d’un déficit annuel inférieur à 3% envers ses partenaires européens, il n’empêche qu’une fois de plus le ministère de la Défense... oops ! des Armées est, et restera toujours une variable d’ajustement. Les exécutifs changent mais les vieilles recettes demeurent ![...]

Le ministre de l'action et des comptes publics en charge de la Fonction publique, Gérald Darmanin, a présidé le premier Conseil commun de la Fonction publique (CCFP) du quinquennat ce lundi 10 juillet 2017.

Pour la CFDT Fonctions publiques, Mylène Jacquot a rappelé qu'elle trouvait choquantes tant sur la forme que sur le fond, les annonces sur le gel de la valeur du point d’indice et le rétablissement du jour de carence. Elle a ensuite fait part des attentes et des exigences de la CFDT en matière de missions, de moyens et d’effectifs, de tenue d’un rendez-vous salarial en 2017 et de la construction d’un agenda social riche et exigeant.[...]

Il y a des rapports de la cour des comptes qui tombent à pic ! Le dernier, celui qui a fait le buzz, présente le résultat d’un audit sur la situation budgétaire de la France et propose des pistes pour contenir le déficit budgétaire à 3% du PIB en 2017.

Et bingo ! Alors que, pas plus tard que le 23 mai dernier, le ministre Darmanin annonçait la tenue d’un rendez-vous salarial avant la fin de l’année, patatras ! On découvre tout à coup qu’il manque 8 Md€ dans les caisses de l’Etat.

Et les jolis discours se transforment en : « vous êtes bien gentils les gars, mais ça va pas être possible » va falloir à nouveau se serrer la ceinture !
1ère annonce estivale : « GEL DU POINT D’INDICE », en période de canicule, ça ne pouvait pas mieux tomber…

De qui se moque-t-on ? [...]

Il y a une semaine, notre fédération clôturait son 51ème congrès. Pendant 5 jours ce fut consécutivement de riches débats sur le passé, l’actualité et l’avenir. Sans concession, les différents intervenants et protagonistes de ce grand moment de la vie démocratique de la CFDT défense ont fait vivre le cœur de notre organisation.

Ce fut également le moment du renouvellement des personnes qui seront chargées de diriger la fédération pendant les 4 ans à venir. Et c’est avec un bureau fédéral élargi et en bonne partie renouvelé et féminisé que la feuille de route, approuvée à 92,2%, sera mise en action[...]

Cette semaine chacun attendait des nouvelles venant du nouveau Président pour savoir qui allait mener les affaires de l’Etat. Plus particulièrement, nous attendions de connaître le nom du futur pilote qui serait aux commandes du ministère de la défense. Allions‐nous repartir de nouveau avec Jean‐Yves Le Drian, comme certaines rumeurs le disaient ?

La nouvelle est donc enfin tombée mercredi après‐midi. Point de Lorientais à l’horizon, mais une Marseillaise, Sylvie Goulard, qui devient donc notre nouvelle ministre.

C’est tout de même une surprise mais aucun a priori de notre part. Par contre la « grosse » surprise est surtout venue de la dénomination de sa fonction: Ministre des Armées ! Appellation abandonnée depuis… belle lurette. Pourquoi ce changement ? Est‐ce un recentrage sur le côté militaire ? Y‐a‐t‐il des craintes à avoir pour les activités industrielles de la Défense que ce soit à la DGA, Nexter ou DCNS ? Ou est‐ce la manifestation du nouveau Président de la République d'affirmer son autorité sur toutes les affaires de Défense, pour ne laisser à notre ministre que la gestion des armées, outils de sécurité parmi d'autres ? Mais alors, qui serait notre interlocuteur ? Le Ministre ou le Président ?[...]